Le Cercle des Fées d'Adelphie

Le Cercle des Fées d'Adelphie

Et si un mot pouvait porter, à lui seul, tout un lieu à venir ?
Ce nom en porte plusieurs, qui se répondent.

Groupe de femmes et d'hommes d'origines diverses partageant un moment de complicité.

Adelphie, la racine

Adelphie est un mot que ma sœur m’a offert un jour, pour dire le lien qui nous unit.

Il vient du grec adelphos, « né du même ventre », qui désigne les frères et les sœurs. Sa forme féminine, adelphê, signifie sœur. On l’emploie aujourd’hui pour dire ce lien de solidarité, d’entraide et de respect qui unit celles et ceux qui se reconnaissent comme frères et sœurs, par le sang ou par le cœur, quel que soit leur genre.

C’est le choix de croire que nous pouvons avancer ensemble, nous soutenir les uns les autres et faire circuler la parole plutôt que la garder enfermée.

Deux espaces, un même nom

Le Cercle des Fées d’Adelphie est le nom de l’association. Elle réunit deux espaces :
— Le Cercle des Fées, réservé aux femmes ;
— Accueil et Partage, ouvert à toute personne, notamment aux personnes LGBTQIA+, à leurs proches et à leurs alliés.

Chacun a son public et son rythme, et ils peuvent se retrouver lors d’événements communs.

Personnes de tous horizons réunies autour d'une grande table en plein air.
Cercle de femmes réunies en pleine nature, assises autour d'un tissu entouré de fleurs sauvages, symbole de sororité, d'écoute et de partage.

Le Cercle

Avant d’être un groupe, le cercle est un symbole. Il n’a ni début ni fin. Personne n’y est au-dessus des autres. Chaque personne y occupe une place égale, avec son histoire, sa voix, son silence parfois.
Le cercle est aussi ce qui nous relie. On s’y retrouve, on s’y écoute, on y partage ce que l’on est.
Mais le cercle possède un autre visage. Il est aussi cette boucle dans laquelle nous pouvons tourner sans nous en rendre compte : les mêmes peurs, les mêmes blessures, les mêmes réactions, les mêmes histoires qui semblent revenir encore et encore.
Ce nom accueille ces deux réalités : le cercle qui rassemble… et le cercle que l’on cherche parfois à défaire.

Clairière baignée de lumière dorée au milieu d'une forêt et de fleurs sauvages.

Des Fées

Les fées sont des figures féminines des contes et des légendes. Elles évoquent le merveilleux, l’imaginaire, le symbole, cette part invisible qui accompagne parfois nos chemins de vie.
Elles représentent aussi la sororité : des femmes qui éclairent un chemin, qui prennent soin les unes des autres, qui rappellent qu’une présence ou quelques mots peuvent parfois faire toute la différence.
Les fées ne viennent pas sauver. Elles rappellent que la lumière peut aussi circuler entre nous. C’est cette lumière-là que nous voulons faire circuler.

Femme écrivant dans un carnet sur une table en bois avec une tasse de thé.

Des Faits

Nos vies sont faites de faits. Chacun arrive avec son histoire : des événements heureux ou douloureux, des rencontres, des séparations, des deuils, des renaissances, des choix, des blessures, des joies. Et chaque histoire a sa place.
Ici, ces faits peuvent être dits, racontés, déposés et entendus, sans jugement, sans avoir à les minimiser ni à les justifier.

Deux femmes échangent autour d'une tasse de thé dans une lumière douce.

D'Effets

Les paroles produisent des effets. Une écoute attentive peut tout changer, et offrir la sienne à son tour peut faire beaucoup aussi.
Une histoire fait écho. Une rencontre ouvre une réflexion. Une présence redonne de la force. Un échange rompt l’isolement.
Chaque échange laisse un effet. C’est de ces effets, discrets ou profonds, que nous nous nourrissons.

Cercle de fleurs sauvages et de feuillages ouvert sur un côté.

Défait

Et parfois, un cercle se défait.
Défaire un cercle, ce n’est pas oublier ce qui a été vécu, ni effacer le passé. C’est interrompre une répétition. Desserrer un nœud. Ouvrir une autre possibilité. Retrouver un mouvement là où tout semblait tourner en rond.
Ici, les faits deviennent des paroles, les paroles créent des effets, et ces effets peuvent, peu à peu, défaire les cercles qui nous enfermaient.

Retour en haut