Quand une régression nous fait remonter au XVIᵉ siècle
Certaines séances d’hypnose régressive restent longtemps en mémoire.
Celle-ci a fait émerger un récit qui semble nous ramener au XVIᵉ siècle, en Écosse, sur les traces de Marie Stuart et de David Rizzio.
Au fil de la régression, des personnages, des lieux et des événements apparaissent. Puis, en confrontant certains de ces éléments à l’Histoire, des correspondances étonnantes se dessinent.
Alors, simple récit symbolique, mémoire d’une vie antérieure ou expérience plus difficile à expliquer ? Je te laisse découvrir ce voyage.
Une porte déjà ouverte
Le voyage commence devant une porte blanche, arrondie au sommet. Il n’y a ni serrure ni clé : la porte est déjà ouverte.
De l’autre côté, un immense champ verdoyant. L’herbe monte jusqu’aux mollets, une haie d’arbres borde le côté droit et, au-dessus, le ciel est d’un bleu éclatant.
La voyageuse franchit la porte et avance seule, pieds nus dans l’herbe, en chantonnant « Promenons-nous dans les bois… ».
Au loin, une femme portant une longue robe noire, un chapeau de sorcière et de longs cheveux gris lui fait signe. Elle rit en voyant la voyageuse arriver en chantonnant.
» Les choses ont bien changé. Tu es gaie. «
Elle lui prend la main et l’emmène sur un nuage.
La femme dépose une compresse dans le bas du dos de la voyageuse et lui explique que cela soulagera ses douleurs. Elle lui rappelle qu’elle a trop tiré sur la corde et qu’elle doit désormais prendre soin d’elle.
Puis elle lui dit :
» On va traverser des décennies, des siècles. On va faire un grand retour en arrière. Est-ce que tu es d’accord ? »
La réponse est simple :
» Oui. »
Le pont-levis
Le nuage disparaît. Une barrière en bois apparaît devant un pont-levis menant à une forteresse.
La femme prononce une seule phrase :
» On est en Écosse. »
Après avoir franchi le pont-levis, plusieurs personnes semblent attendre la voyageuse. Une femme vêtue de beige se jette dans ses bras et se présente comme sa servante. Les retrouvailles sont naturelles, comme si elles se connaissaient depuis toujours. Elle lui explique que le temps est différent ici, qu’elles se connaissent depuis des siècles et qu’elle est là pour son bien-être.
Très vite, la conversation revient vers la vie actuelle. La servante insiste sur une chose : le physique n’est pas le véritable sujet. Ce qui compte désormais est la manière de vivre. Elle énumère des conseils très concrets : prendre soin de son corps, faire du sport, manger sainement, éviter l’alcool, suivre le rythme de son corps et surtout s’éloigner des personnes toxiques.
Une phrase revient plusieurs fois au cours de cette rencontre :
» Tu sais très bien ce que tu as à faire. «
Les corridors du château
La servante entraîne ensuite la voyageuse à travers des corridors où des tableaux sont accrochés aux murs. La voyageuse reconnaît les personnages représentés.
La servante lui dit :
» Ce sont tes parents. Tu connais très bien leurs prénoms, parce que tes parents portent les mêmes prénoms dans cette vie-là.
Viens, je t’emmène. Je vais te montrer quelque chose. Ça va te rappeler des souvenirs. «
Elles passent par un tout petit escalier. La servante lui dit :
» Un homme s’est fait assassiner dans cet escalier. C’était ton ami, il était très proche de toi. «
Au bout de l’escalier, elles arrivent dans une antichambre. Une petite pièce éclairée par des bougies, avec une table, quatre chaises et un jeu de cartes. Le souvenir est très vivant. Les soirées passées à jouer aux cartes reviennent immédiatement.
» Oui… je m’en rappelle. «
Puis le souvenir bascule.
La soirée est interrompue. L’homme avec qui elle jouait est assassiné à coups de couteau. Son mari était jaloux.
Tout disparaît ensuite, sauf cette table et ces cartes.
La servante sourit.
» C’est pour cela que tu aimes autant jouer aux cartes. »
La voyageuse répond spontanément qu’elle pourrait jouer aux cartes toute la journée.
L'ami retrouvé
La servante annonce que son ami va arriver.
L’homme apparaît aussitôt. Ils se reconnaissent immédiatement. Les retrouvailles sont chaleureuses. Il lui explique qu’il ne l’a jamais vraiment oublié et qu’il est resté présent auprès d’elle.
La voyageuse lui demande pourquoi les cartes occupent une place si importante.
Sa réponse est directe :
» Les cartes font partie de ta vie. Et elles continueront à faire partie de ta vie. «
Lorsqu’elle lui demande ce qu’elle va en faire, qu’elles soient visibles ou invisibles, il lui répond qu’elles feront partie de son gagne-pain. Les gens lui feront confiance et elle apportera une forme de vérité à travers les cartes. Il lui rappelle que cela lui a déjà été dit la veille, et la voyageuse confirme.
Elle l’interroge ensuite sur son travail, ses projets et son intuition. La réponse est toujours la même : chaque chose viendra au bon moment.
Pour l’instant, elle doit continuer sa route actuelle, renforcer sa confiance en elle et apprendre à écouter son intuition, que beaucoup ont essayé de fragiliser.
Avant de partir, il lui lance avec humour :
» Et après, on jouera aux cartes ! «
La femme qui l'appelle Marie
En redescendant dans la cour, une autre femme s’avance. Elle porte un grand voile. Avant même de se présenter, elle appelle la voyageuse par un prénom.
» Marie. «
Elle lui parle avec beaucoup de tendresse. Elle lui explique que les grandes épreuves sont presque terminées, que le tunnel touche à sa fin et qu’une période de récompense commence. Puis elle lui offre une bague. Une alliance large, en or, sertie de diamants.
» Cette bague est le symbole de la porte qui se ferme. «
Elle explique que la souffrance appartient désormais au passé et que cette bague représente une nouvelle étape de vie : la santé, la réussite, le triomphe, l’argent, l’amour.
La voyageuse lui demande enfin qui elle est. La femme répond d’abord en riant qu’elle est une reine. Puis elle donne son nom.
» Je suis Marie de Guise. «
La voyageuse cherche à comprendre le lien qui les unit. Marie de Guise refuse de répondre.
» Ce n’est pas à moi de te le dire. C’est à toi de le savoir. Nous aurons cette conversation à un autre moment. «
Avant de partir, Marie de Guise lui adresse un dernier conseil.
» Vivre. Ne plus survivre.
Évite l’alcool, les excès, les drames et les énergies négatives. Reste centrée sur ton chemin. «
Le retour
La voyageuse retourne vers le pont-levis. La servante la prend une dernière fois dans ses bras. Puis elle retrouve la femme au chapeau noir, toujours installée sur son nuage.
Arrivées devant la porte blanche, la femme retire la compresse qu’elle avait posée dans le bas du dos. La voyageuse effectue son geste d’ancrage. Puis elle franchit la porte et la referme derrière elle.
Quand l’histoire fait écho au voyage
Les premiers éléments qui interpellent :
- La servante lui dit que ses parents portent les mêmes prénoms que ses parents dans sa vie actuelle : Jacques et Marie
- Elle évoque un ami très proche, assassiné à coups de poignard, et un mari jaloux.
- Enfin, une femme qui se présente à elle sous le nom de Marie de Guise, la prénomme Marie.
Marie de Guise, Marie Stuart et David Rizzio : les faits historiques
Au XVIᵉ siècle, Marie de Guise est une figure majeure de l’histoire de l’Écosse.
Elle épouse le roi Jacques V d’Écosse en 1538. De leur union naît une fille, Marie Stuart, future reine d’Écosse. Jacques V meurt en décembre 1542, quelques jours après la naissance de leur fille.
Le 9 mars 1566, David Rizzio, secrétaire privé et proche compagnon de Marie Stuart, est assassiné dans les appartements privés de la reine au palais de Holyroodhouse.
Les conspirateurs, parmi lesquels se trouve Lord Darnley, le mari de Marie Stuart, empruntent un escalier privé pour accéder aux appartements de la reine. Ils surgissent dans la petite Supper Room, où Marie se trouve avec Rizzio et plusieurs de ses proches.
Rizzio est ensuite traîné dans la pièce voisine, l’Outer Chamber, où il est poignardé à de nombreuses reprises. Le Royal Collection Trust indique qu’il reçoit 56 coups de poignard.
La Supper Room était une toute petite pièce située dans les appartements privés de Marie Stuart. Elle y mange, s’y détend et y écoute notamment de la musique avec ses proches. C’est précisément dans cette pièce que Marie se trouve avec Rizzio le soir du meurtre.
Dans le voyage, la voyageuse décrit :
» C’est une toute petite pièce, c’est une table avec 4 chaises et on jouait aux cartes à la bougie. On riait beaucoup avec les cartes. «
Des correspondances difficiles à ignorer
À ce stade, les correspondances deviennent difficiles à ignorer.
Dans le voyage, on retrouve :
- Une voyageuse appelée Marie par la femme voilée
- Des parents prénommés Jacques et Marie
- Une femme qui se présente comme Marie de Guise
- Un ami très proche assassiné à coups de poignard
- Un mari jaloux impliqué dans ce meurtre
- Un escalier menant aux appartements privés de la reine.
- Une petite pièce où Marie Stuart se trouve avec David Rizzio au moment du drame.
Pris séparément, chacun de ces éléments pourrait sembler anodin. Mais lorsqu’ils apparaissent ensemble, et qu’on les rapproche de l’histoire de Marie Stuart et de David Rizzio, le parallèle devient pour le moins troublant.
Le récit de cette séance fait émerger un ensemble de détails qui trouvent des échos étonnamment précis dans un épisode bien documenté de l’histoire écossaise.
Alors, que penser de tout cela ?
Le regard de Féline
Depuis plusieurs années, j’accompagne des personnes en hypnose régressive et spirituelle. Tous les voyages sont différents. Certains sont profondément symboliques. D’autres font émerger des scènes ou des personnages qui trouvent parfois des correspondances étonnantes avec l’Histoire.
Mon regard d’hypnothérapeute
C’est probablement l’un des voyages qui m’a le plus interrogée.
Je crois en la réincarnation, et ce voyage a profondément résonné avec cette conviction. Je ne peux pas affirmer avec certitude que cette voyageuse a été Marie Stuart dans une autre existence. Mais face à l’ensemble de ces éléments, je ne peux pas simplement les considérer comme de simples coïncidences.
Pour celles et ceux qui pensent que la réincarnation existe, ce type d’expérience ouvre naturellement une question fascinante : et si notre corps n’était finalement que le véhicule de notre âme ?
Cette vision rejoint aussi mon travail autour de l’enfant intérieur et du transgénérationnel. Dans ces approches, nous rencontrons parfois des émotions, des comportements ou des mémoires dont l’origine ne se trouve pas toujours dans notre histoire consciente.
Alors, mémoire personnelle, mémoire transgénérationnelle, inconscient ou souvenir d’une autre existence ?
Je n’ai pas toutes les réponses. Mais je crois qu’il existe des expériences qui invitent à élargir notre regard sur la mémoire, l’âme et ce que nous appelons une vie.
Une pensée pour clore !
Sommes-nous uniquement le fruit de cette vie, ou portons-nous en nous une histoire bien plus vaste que celle dont nous nous souvenons ?
FAQ
Une séance d'hypnose régressive peut-elle faire émerger des personnages historiques ?
Oui, cela peut arriver. Certaines personnes décrivent des lieux, des époques ou des personnages qu’elles n’avaient pas consciemment en tête. En hypnose régressive, je recueillais ces éléments tels qu’ils émergeaient, sans chercher à les orienter ni à les interpréter pendant la séance.
Est-ce que ce voyage prouve l'existence de la réincarnation ?
Non. Une séance d’hypnose régressive ne constitue pas une preuve scientifique de la réincarnation. Elle est une expérience vécue, parfois très intense, qui peut être interprétée de différentes manières selon les convictions de chacun.
Pourquoi comparer le voyage avec des faits historiques ?
Parce que certaines correspondances sont apparues après la séance. Les comparer permet de distinguer ce qui appartient au récit vécu pendant l’hypnose et ce qui appartient à l’histoire documentée. C’est cette confrontation qui rend ce voyage particulièrement troublant.
Toutes les séances d'hypnose régressive parlent-elles de vies antérieures ?
Non. Beaucoup de séances ne font jamais apparaître de vies antérieures. Certaines explorent l’enfance, d’autres des mémoires familiales ou transgénérationnelles, d’autres encore utilisent un langage entièrement symbolique. Chaque voyage est unique.
Comment savoir si ce qui émerge est symbolique ou lié à une vie antérieure ?
C’est une question à laquelle il n’existe pas de réponse universelle. Selon les personnes, l’expérience sera vécue comme une mémoire symbolique, une mémoire transgénérationnelle, une construction de l’inconscient ou le souvenir d’une autre existence. Le rôle de l’accompagnant-e n’est pas d’imposer une interprétation, mais d’accompagner ce qui se présente.
Pourquoi ce voyage est-il différent des autres ?
Parce qu’il réunit plusieurs éléments indépendants — des prénoms, des lieux, un contexte historique, un meurtre documenté — qui trouvent des correspondances avec une même période de l’histoire écossaise. C’est cette accumulation qui en a fait une séance exceptionnelle à mes yeux.
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Envie de poursuivre le chemin ?
Deux dimanches par mois, je t’envoie La lettre de Féline : une réflexion, une histoire ou une exploration autour de l’inconscient, des transitions de vie et de ce qui se joue parfois derrière ce que nous vivons.
Sources historiques : Royal Collection Trust
Mes Prestations
Douleurs
Elles sont l’expression de blessures anciennes, d’émotions non libérées,
Stress, Angoisses, Endométriose, Troubles de l’intestin irritable, Allergies…
Spiritualité
Ces interrogations t’invitent, à te reconnecter à ton être profond.
Une déconnexion, une quête de sens, comme si quelque chose t’échappait…
Addictions
Elles sont le reflet d’une blessure enfouie, d’un éclat d’enfance oublié.,
Nourriture, Écrans, Réseaux sociaux, Tabac Relations toxiques…
Transitions de vie
Chaque bouleversement est une opportunité de te reconnecter à ta force intérieure.
Deuil, Séparation, maladie, accident, Transition, coming out …