Féline Marcin

Une lecture, un écho…

Chaque mot posé ici est une invitation à t’arrêter, écouter et ressentir.
Laisse-toi porter par ce qui résonne en toi, sans chercher à comprendre tout de suite.
Prends le temps d’accueillir, de vibrer, et de revenir à toi.

Traverser un deuil : comprendre, vivre et renaître

Le deuil est une expérience universelle et profondément humaine. Il survient après la perte d’un être cher, mais aussi parfois après la fin d’une relation, la perte d’un emploi ou un changement de vie majeur. Chacun le vit à sa manière, mais certaines expériences et émotions se retrouvent fréquemment.

Le deuil : comprendre, traverser et renaître

Ce que le deuil engendre

Perdre quelqu’un ou quelque chose d’important entraîne un mélange complexe d’émotions qui peuvent parfois surprendre ou déstabiliser. La tristesse est souvent la plus immédiate, accompagnée de moments de nostalgie intense et de larmes parfois incontrôlables. La colère peut surgir, dirigée contre soi, contre le monde ou même contre la personne disparue. La culpabilité se manifeste souvent sous forme de “si seulement j’avais fait ceci ou cela”, tandis que la peur peut envahir l’esprit, que ce soit la peur de l’avenir, de se sentir seul ou de ne plus jamais ressentir de joie. La solitude se fait ressentir même entouré d’autres personnes, car personne ne peut vivre exactement la même perte. Parfois, un sentiment de soulagement apparaît, surtout si la disparition met fin à une souffrance prolongée ; ce mélange d’émotions peut alors surprendre et même inquiéter, mais il est naturel et légitime.

Ces émotions ne suivent pas un ordre précis et peuvent revenir par vagues, à des moments inattendus, déclenchées par un souvenir, une odeur, une musique ou un simple geste du quotidien. Le corps et l’esprit sont profondément affectés : troubles du sommeil, perte d’appétit, fatigue intense, tensions physiques, douleurs inexpliquées, ou sensations d’oppression dans la poitrine ou le ventre sont fréquents. Le deuil impacte aussi notre identité et notre rapport au monde : on peut se sentir désorienté, déconnecté de ses repères habituels, ou voir sa vision de la vie se transformer. Petit à petit, il devient nécessaire de reconstruire une nouvelle normalité, de réapprendre à vivre avec l’absence, tout en intégrant la mémoire et l’amour de ce qui a été perdu.

Comment vit-on le deuil

Il n’existe pas de « bonne » ou « mauvaise » façon de vivre un deuil. Certains pleurent immédiatement, d’autres se réfugient dans le travail ou l’action. Certaines personnes parlent de leur peine, d’autres préfèrent l’exprimer par l’écriture, la création ou le silence. La durée et l’intensité du deuil varient d’une personne à l’autre, et même d’une perte à l’autre.

L’essentiel est de te donner le droit de ressentir, pleinement et sans jugement. Chaque émotion qui traverse ton cœur, qu’il s’agisse de tristesse, de colère ou de nostalgie, est une expression naturelle de ton amour et de ton attachement. Il n’y a pas de “bonne” ou de “mauvaise” façon de vivre la perte : accueillir tes ressentis avec douceur, comme on le ferait pour un enfant intérieur, te permet de te reconnecter à toi-même et de traverser le deuil avec authenticité. Te permettre de pleurer, de t’arrêter, de respirer ou même de sourire sans culpabilité est un acte de respect envers toi-même et envers ce que tu as perdu. C’est en honorant ces émotions que tu retrouves progressivement ta lumière intérieure et que tu ouvres ton cœur à l’amour, à la compassion et à la résilience.

Les différentes phases du deuil

La psychologue Elisabeth Kübler-Ross a identifié cinq grandes phases, bien que tous ne les vivent pas dans cet ordre ni de manière linéaire :

  • Le choc et le déni : refus ou incapacité de croire à la perte
    Cette phase est souvent la première réaction à la disparition. Le choc peut paralyser, comme si le cerveau refusait de reconnaître la réalité. Le déni n’est pas un refus conscient, mais une protection psychique : il permet de ne pas être submergé immédiatement par la douleur. Tu peux te sentir engourdi, détaché ou incrédule, comme si la perte n’était qu’un mauvais rêve. Accepter cette phase, sans se juger, permet au corps et à l’esprit de commencer doucement à digérer l’événement.
  • La colère : sentiment d’injustice et de révolte
    La colère peut surgir contre toi-même, contre le monde, contre les circonstances, ou même envers la personne disparue. C’est une émotion intense et parfois incomprise, mais elle est légitime : elle traduit ton amour et ta frustration face à l’injustice de la perte. Ressentir cette colère, l’exprimer ou l’accueillir intérieurement, peut t’aider à ne pas la refouler et à libérer l’énergie qu’elle contient, tout en commençant à comprendre ce qui te touche profondément.
  • La négociation : tentative intérieure de changer l’issue ou de trouver un sens
    Dans cette phase, ton esprit cherche à retrouver du contrôle ou à apaiser la douleur. Tu peux te surprendre à te dire : “Si seulement j’avais fait ceci…” ou à imaginer des scénarios qui auraient pu éviter la perte. C’est un mécanisme normal, une manière de chercher du sens dans l’incompréhensible. Laisser émerger ces pensées sans culpabilité, en les observant avec bienveillance, peut progressivement t’aider à accepter que certaines choses échappent à ton contrôle.
  • La tristesse et la dépression : plongée dans la douleur et la mélancolie
    C’est souvent la phase la plus lourde émotionnellement. La tristesse peut s’exprimer par des pleurs, un sentiment de vide, un repli sur soi ou une perte d’intérêt pour ce qui était source de plaisir. Cette plongée est nécessaire : elle permet de traverser la douleur et de laisser la mémoire de la personne ou de la situation disparue s’intégrer dans ton quotidien. Se donner le droit de ressentir cette peine, sans se juger, est une étape clé pour retrouver un équilibre intérieur.
  • L’acceptation : reconnaissance de la réalité de la perte et adaptation progressive à la vie sans l’être disparu
    L’acceptation ne signifie pas oublier ou cesser d’aimer, mais reconnaître que la perte fait désormais partie de ton histoire. Elle ouvre la voie à une reconstruction progressive, où tu peux intégrer le souvenir de ce qui a été perdu dans ta vie présente. Tu commences à trouver un nouveau rythme, à retrouver de la joie et à créer de nouvelles habitudes tout en gardant intacte la place de ce qui t’a quitté dans ton cœur. Cette phase permet de transformer la douleur en force, en compassion et en amour pour soi et pour les autres.

Ces phases sont des repères, non des obligations. Le deuil peut se répéter, revenir par vagues et se transformer avec le temps.

Le deuil selon les religions et la spiritualité

Dans de nombreuses traditions, le deuil est un rituel, un passage nécessaire pour honorer la vie du disparu et soutenir les vivants.

  • Christianisme : Les rituels funéraires, les prières et les messes offrent un espace pour pleurer et exprimer sa peine tout en nourrissant l’espoir de la vie éternelle. Ces pratiques permettent de partager le deuil avec la communauté, de se soutenir mutuellement et de trouver du sens dans la séparation. Elles invitent aussi à se rappeler l’amour partagé et à célébrer la vie de la personne disparue.
  • Bouddhisme : La méditation et les rituels bouddhistes accompagnent l’âme dans son passage et aident les vivants à accepter l’impermanence de la vie. Ces pratiques favorisent l’observation des émotions sans jugement et encouragent la compassion envers soi-même et envers les autres. Elles enseignent que la perte fait partie d’un cycle naturel et que chaque instant mérite d’être vécu pleinement.
  • Islam : Des prières spécifiques, le soutien de la famille et de la communauté, ainsi que les rites funéraires guidés par la foi, permettent de traverser la douleur avec sérénité. Le deuil est partagé et reconnu par tous, offrant un cadre sécurisant pour accueillir la peine et commencer à se reconstruire tout en restant connecté à l’être disparu par le souvenir et la prière.
  • Spiritualité contemporaine : Dans une approche plus universelle, le deuil est souvent perçu comme un passage où l’âme continue d’exister au-delà de la séparation physique. La guidance intérieure, la méditation, les souvenirs, et parfois les messages intuitifs ou les signes, permettent de rester en connexion avec la personne disparue. Cette vision encourage à honorer la mémoire, à recevoir les émotions avec bienveillance et à transformer la douleur en amour et en apprentissage intérieur.

Ces perspectives montrent que pleurer, se souvenir et célébrer la vie sont des manières de transformer la douleur en un acte de sens.

Continuer à avancer après un deuil

Avancer ne signifie pas oublier. Cela consiste à intégrer la perte dans sa vie et à retrouver sa capacité à aimer et à créer. Quelques pistes :

  • Exprimer ses émotions : parler, écrire, créer, méditer.

  • Honorer la mémoire : photos, rituels, gestes symboliques.

  • S’appuyer sur les autres : famille, amis, groupes de parole ou accompagnement thérapeutique.

  • Se reconnecter à soi : activités qui apportent joie, nature, méditation, soins du corps.

  • Accepter la transformation : le deuil change notre perception du monde, mais il peut aussi ouvrir à une plus grande profondeur intérieure et à une capacité nouvelle d’aimer.

Le deuil est un chemin douloureux mais transformateur, offrant la possibilité de résilience, de compréhension de soi et d’amour pour les autres.

Le deuil est un chemin difficile à parcourir seul(e).

Si tu le souhaites, je t’accompagne pour accueillir tes émotions, honorer ta perte et retrouver ta lumière intérieure.

Le premier rendez-vous est offert,
un simple moment de rencontre, en toute simplicité, en douceur.

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