Féline Marcin

Une lecture, un écho…

Chaque mot posé ici est une invitation à t’arrêter, écouter et ressentir.
Laisse-toi porter par ce qui résonne en toi, sans chercher à comprendre tout de suite.
Prends le temps d’accueillir, de vibrer, et de revenir à toi.

La cage dorée : quand le cadre parental devient prison… ou vertige

On dit souvent que les parents veulent le meilleur pour leurs enfants. Pour les protéger, les guider, leur offrir un environnement sûr, ils construisent autour d’eux une forme de « cage dorée ». Cette cage n’est pas faite de barreaux visibles. Elle est composée de règles, de valeurs, d’attentes, de peurs et d’amour. Au début de la vie, elle est indispensable. Elle structure, rassure et permet à l’enfant de grandir en sécurité.

Mais cette cage n’est pas figée. En grandissant, l’enfant change, et ce qui le protégeait peut devenir un obstacle à son développement. Tout l’enjeu de la parentalité réside dans l’évolution de cette cage : trop rigide, elle étouffe ; trop ouverte, elle expose.

Entre ces deux extrêmes se jouent de nombreux maux intérieurs.

Jeune femme s’apprêtant à sortir du cadre, de sa cage dorée.

La cage trop rigide : quand la protection devient enfermement

Une cage trop rigide est un cadre qui ne s’adapte pas à la croissance de l’enfant. Les règles y sont fixes, les attentes élevées et la place laissée à l’expression personnelle limitée. L’enfant peut alors apprendre à obéir plutôt qu’à comprendre, à se conformer plutôt qu’à se connaître.

À court terme, cela peut donner l’illusion d’un enfant « sage » et sans histoire. Mais intérieurement, plusieurs fissures peuvent apparaître. Certains développent une peur excessive de l’erreur, un perfectionnisme paralysant ou une dépendance au regard des autres. D’autres accumulent une frustration silencieuse qui éclate à l’adolescence sous forme de rébellion brutale.

Quand la cage est trop étroite, l’enfant n’apprend pas à explorer le monde de façon progressive. Il peut soit rester prisonnier d’une sécurité illusoire, en ayant du mal à prendre des décisions par lui-même, soit chercher à s’échapper violemment en rejetant en bloc les repères parentaux.

Dans les deux cas, la construction de l’autonomie est fragilisée.

La cage trop ouverte : quand la liberté devient insécurité

À l’inverse, une cage trop ouverte correspond à un manque de structure. Les règles sont floues ou changeantes, les limites peu posées, et l’enfant se retrouve face à une liberté qu’il n’a pas encore les outils pour gérer.

Contrairement à une idée répandue, l’absence de cadre n’est pas synonyme de bien-être. Les enfants ont besoin de frontières pour se sentir en sécurité. Sans elles, ils peuvent éprouver une forme d’angoisse diffuse. Ils doivent gérer trop tôt des choix ou des responsabilités qui dépassent leur maturité émotionnelle.

Cette ouverture excessive peut conduire à des difficultés d’autorégulation, une impulsivité marquée ou une recherche constante de limites à l’extérieur. Certains enfants testent sans cesse leur environnement, non par provocation gratuite, mais pour trouver enfin un cadre stable auquel se raccrocher. D’autres développent un sentiment d’abandon ou d’insécurité affective.

Là encore, c’est la construction intérieure de l’enfant qui se trouve fragilisée.

Transformer la cage en port d’attache

L’objectif n’est pas de trouver un équilibre parfait et immobile entre rigidité et laxisme. La parentalité est un ajustement permanent. La cage dorée a vocation à se transformer avec le temps. Elle doit s’élargir progressivement pour accompagner l’enfant vers l’autonomie.

L’image la plus féconde n’est peut-être pas celle d’une cage que l’on ouvre ou que l’on ferme, mais celle d’un port d’attache. Un lieu de sécurité intérieure que l’enfant peut quitter pour explorer le monde, tout en sachant qu’il peut y revenir. Les règles deviennent alors des repères intégrés plutôt que des contraintes imposées.

Dans ce processus, les erreurs, des parents comme des enfants, font partie de l’apprentissage. Une cage parfois trop serrée ou trop lâche n’est pas un échec définitif. Ce qui compte, c’est la capacité à observer, à dialoguer et à ajuster.

Grandir, pour un enfant, c’est apprendre à sortir de la cage. Grandir, pour un parent, c’est apprendre à la laisser disparaître sans que le lien se rompe. Lorsque cette transformation s’opère, la relation évolue : elle ne repose plus sur le contrôle, mais sur la confiance.

En grandissant, nous quittons la cage familiale, mais il arrive que certaines de ses barreaux restent à l’intérieur de nous sous forme de croyances, de peurs ou de schémas répétés. L’hypnose offre un espace pour explorer ces cadres invisibles, comprendre d’où ils viennent et leur redonner de la souplesse. Revisiter son histoire intérieure, c’est se donner la possibilité de transformer une ancienne cage en véritable espace de liberté.

Ce travail intérieur n’est pas un luxe : c’est souvent le premier pas vers une relation plus libre à soi-même et aux autres.

Cet article t'interpelle?

Si certaines de ces cages résonnent avec ton histoire, c’est peut-être le signe qu’un mouvement intérieur cherche à se faire entendre.

Je t’accueille pour un premier rendez-vous offert, un temps de rencontre simple et bienveillant pour explorer ce qui demande à s’alléger.

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